Eurest votre restaurant d'entrepriseEurest est une société de restauration collective de Compass Group France, leader de la restauration en entreprise et administrations.

 
comprendre le restaurant d'entreprise
 
 

Le code du travail (article R232-10-1) met à la charge de l’employeur l’obligation de mettre à disposition des salariés désirant prendre habituel-
lement leur repas sur les lieux de travail un local de restauration dès lors que le nombre de salariés est supérieur à 25. La formule à laquelle les employeurs ont traditionnellement eu recours pour répondre à cette obligation légale en matière de restauration salariale est la mise en place au bénéfice des salariés d’un restaurant d’entreprise ou d’un restaurant inter-entreprise.

Les employeurs concluent avec la société de restauration collective un contrat ayant pour objet la fourniture de prestations de restauration au sein du restaurant d’entreprise. Les repas confectionnés par la société de restauration sont vendus à l’entreprise ou à l’association de gestion du restaurant inter entreprise qui les revend ensuite ses collaborateurs.

Un peu d’histoire

LES ORIGINES

Au départ de la restauration collective, il y a le mot italien cantina, signifiant « cave » ou « cellier ». Historiquement, la cantine devient un coffre conçu pour le transport des vivres ; durant le XVIIe siècle, le terme s’applique à la malle contenant les effets des officiers en déplacement, coffre pouvant même contenir et conserver des repas chauds. Par extension, on appelle cantine l’endroit même où se trouve l’objet. Au XVIIIe siècle, la cantine est un magasin de vente de tabac, boissons ou aliments pour les soldats ; il désignera ce même magasin pour les civils au siècle suivant.
Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que la cantine indique à la fois le magasin et le lieu où l’on mange – et que ce restaurant relève de l’initiative individuelle ou collective.

Le concept de restauration collective autogérée apparaît à la fin du XIXe siècle. Il fut d’abord une invention des religieux qui, au sein des collèges, des réfectoires à l'image de ceux existant dans les monastères, organisent des repas collectifs. Celui-ci se fait alors sur de grandes tablées de 16 à 25 places, et le silence est la règle. Dans les années 1880, les casernes militaires intègrent progressivement des réfectoires, encore rares dans les prisons.
En juillet 1885, Édouard de Tocqueville produit un rapport auprès de la Société d'économie charitable sur « les sociétés alimentaires et les restaurants coopératifs dans les grands établissements industriels ». À l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris (1900), un restaurant coopératif est mis en place pour la première fois. Au début du XXe siècle, les repas des ouvriers s'améliorent, grâce à la mise en place de coopératives de consommation, encouragées par le mouvement mutualiste. Progressivement, la cantine remplace la gamelle, notamment dans les pays où le repas de midi est traditionnellement copieux (France, Allemagne ou Italie).

Se développent alors des sociétés de restauration collectives, « cantines d’entreprise » généralement professionnalisées. La première cantine autogérée serait celle créée par la Banque de France en 1866. Dès 1913, ce service de restauration est parfois sous-traité, mais ne rencontre pas l’assentiment du monde ouvrier. En 1925, seul un quart des ouvriers de l’industriel allemand Krupp fréquentent les cantines de l’entreprise. Il faut attendre la Seconde Guerre mondiale pour que le Français, en raison des restrictions alimentaires, ait recours à la cantine d’entreprise. En 1945, les comités d’entreprise sont créés et la restauration d’entreprise devient une de leurs principales prérogatives, entraînant la multiplication des cantines dans les grandes entreprises. Les années soixante font que la notion de restaurant d’entreprise entre dans les mœurs de la société française.

 

UN RESTAURANT D’ENTREPRISE A
TRAVERS DES SIECLES

 

En 1897, le Crédit Lyonnais inaugure, à Paris, son premier restaurant d’entreprise, situé sur l’emplacement de l’actuel immeuble de la rue Ménars. Outre les locaux et le matériel, la direction de la banque fournit, l’eau, l’électricité et le charbon, à ce nouveau restaurant d’entreprise qui sert six cents repas par jour. Le nombre de convives déjeunant quotidiennement double en 20 ans, avec 1 200 repas par jour en 1913, alors que le Crédit Lyonnais fête son cinquantenaire.
En 1927, le « restaurant des hommes » sera transféré rue Montesquieu, près du Palais-Royal, et remplacé par « un système de service individuel sur plateau », jugé plus économique et plus rapide, l’ancêtre des « selfs-service » qui seront développés à partir des années 1950 en restauration collective et surtout d’entreprise.
C’est en 1940, après la mobilisation générale, que le « restaurant des hommes » sera fermé, du fait du départ de la majorité du personnel masculin. L’ensemble des activités de restauration revient alors sur son unité historique de la rue Ménars, devenant un « réfectoire » mixte. La gestion de la restauration des personnels sera transférée au Comité d’Établissement de la banque, après les grèves de 1968. Dans les années 1980, le restaurant « Ménars » deviendra le plus grand restaurant d’entreprise européen avec plus de 4 500 repas servis chaque jour, au déjeuner, en unité de lieu.

 



Réfectoire des femmes
© Collection Laurent Albaret
Réfectoire des hommes
© Collection Laurent Albaret

LES GRANDES ETAPES DEPUIS LES
ANNEES 1960

La restauration collective en entreprise s’est développée dans les années 1960 sous l’impulsion des entreprises et des syndicats qui souhaitaient proposer aux salariés une solution de pause déjeuner économique et efficace. Le restaurant d’entreprise matérialise à cette époque une avancée sociale importante et il poursuit sa progression vigoureuse jusqu’au premier choc pétrolier.

Longtemps autogérée, la restauration d’entreprise devient une mission massivement « externalisée » à des sociétés spécialisées après la crise économique de 1973. Les exigences réglementaires en matière d’hygiène et sécurité alimentaire contribuent également à accélérer ce processus.

A partir des années 1980, les sociétés de restauration collective développent de nouveaux concepts qui offrent davantage de choix et de liberté aux convives.
Le déploiement de la solution « scramble », c'est-à-dire la mise en place d’îlots de distribution thématiques date de cette période.

La fin des années 1990 et les années 2000 sont celles d’une adaptation toujours plus fine de la restauration d’entreprise aux modes et rythme de vie professionnelle des actifs. Les prestations avec service à table ainsi que les propositions de restauration rapide viennent compléter le dispositif global de restauration. Les évolutions concernant la législation du travail, comme la généralisation des 35 heures, ont soutenu les solutions de restauration toujours plus efficaces.
Aujourd’hui, les restaurants d’entreprises « nouvelle génération » voient le jour. Le choix et la variété des propositions alimentaires s’accompagnent d’initiatives en matière de confort des salariés et d’ergonomie générale des espaces. Le restaurant devient un lieu d’échanges et de partage, au cœur de la vie en entreprise







Cantine 1960
© Collections du Musée de La Poste, Paris / La Poste DR



Réfectoire 1960
© Collections du Musée de La Poste, Paris / La Poste DR
 
 
© Compass Group France

 

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